spinner

Les écodélégués : vers un engagement citoyen

Être écodélégué ne se limite pas à travailler sur des sujets liés à l’écologie. Cet investissement permet aux jeunes d’acquérir une diversité de compétences et de s’engager dans des projets, parfois hors scolarité. C’est ce quexposent, dans ce témoignage, Sylvana Parendel et Enzo Bened, membres de l’association Enga’Jeune.

À travers leur parcours et leur expérience passée d’écodélégués, ils expliquent l'importance de l’autonomie des élèves dans la mise en œuvre des projets et quel accompagnement les équipes éducatives peuvent proposer pour les accomplir.

Découvrez aussi :

Pour aller plus loin, inscrivez-vous :

Intervenants
  • Sylvana Parendel
  • Enzo Bened

{Enzo Bened] Enga’Jeune, c’est un réseau conçu par d’anciens élèves du CAVL, donc conseil académique de la vie lycéenne de Grenoble, il y a quelques années. Notre objectif, en fait, c’est d’apporter notre expérience, qu’on a déjà pu acquérir au sein de nos mandats dans les lycées, aux nouveaux et nouvelles lycéens et lycéennes, pour les accompagner dans les projets.
[Sylvana Parendel] Nous, au niveau des bureaux académiques, on est vraiment sur les projets en eux-mêmes et vraiment la création de projets, l’accompagnement, du coup, des élèves dans la démarche de leur projet. On est vraiment dans, (le supp) vraiment, le contact direct avec les établissements, le contact avec les élèves. Cela peut être (bah supp) proposer des activités comme celles qu’on a faites ici au Fernand-Léger (avec supp) de parler des objectifs de développement durable. Ça peut être aussi faire des Marches des privilèges comme on a pu faire pour la lutte contre les discriminations sur un établissement en Ardèche. C’est vraiment être présent dans des COPIL avec des établissements pour vraiment parler des écodélégués ou parler avec les CAVL comme Enzo vient de le dire.
[Sylvana Parendel] J’ai commencé à m’engager quand j’étais en seconde et cela a commencé directement par le Conseil, du coup, de vie lycéenne et après j’ai été, la même année en fait, élue au conseil académique vie lycéenne et puis directement juste après écodéléguée académique.
[Enzo Bened] Moi j’ai commencé quand j’avais neuf ans, en CM1. Ma commune (elle supp) proposait des élections pour le conseil municipal des jeunes et c’est à ce moment-là que j’ai été élu, donc en tant qu’élève avant tout de l’école, pour développer des projets au sein de la, de la commune et puis aussi pour mes camarades dans les écoles. Et en fait, c’était vraiment l’événement phare pour moi dans la manière de s’engager parce que, du coup, après, j’ai poursuivi mon engagement en étant délégué de classe tous les ans et, après au lycée, j’ai découvert le conseil de la vie lycéenne. Je me suis donc présenté, j’ai été élu vice-président de la vie lycéenne, également représentant des écodélégués de mon lycée, ambassadeur dans la lutte contre le harcèlement scolaire aussi et puis membre du conseil d’administration.
[Enzo Bened] Pour moi, ce qui a favorisé mon engagement, c’est le soutien, le soutien des CPE, le soutien de mon entourage. Lorsqu’on est écodélégué, on a besoin quand même de moyens et d’une équipe pédagogique qui est motivée avec nous. Et donc du coup, c’est leur entourage, leurs compétences aussi, leur apport de connaissance qui nous, qui nous pousse en fait à s’engager toujours plus loin et à penser des projets qu’on ne pourrait pas penser, il y a plusieurs dizaines d’années derrière.
[Enzo Bened] Quand on est écodélégué, on évoque souvent les objectifs au développement durable et, systématiquement, on pense à l’écologie et en fait les objectifs au développement durable, on parle aussi sur des aspects sociaux, des aspects sociétaux fondamentaux dans le cadre de la citoyenneté. Je pense à la paix, aux énergies renouvelables, à l’industrie et cela englobe finalement plein de thématiques. Et nous, ça nous apporte un champ de compétences en fait supervaste. En termes de connaissances et de compétences sur le développement durable, il n’y a pas mieux pour, en étant écodélégué, on apprend vraiment beaucoup de choses. Moi, pour ma part, cela m’a même réorienté vers un autre cursus. Initialement, je voulais être en restauration et j’ai fini en droit public.
[Sylvana Parendel] Le principal, et je pense que tu vas être d’accord avec moi, ça va être cette idée d’autonomie et d’avoir beaucoup d’autonomie personnelle et de pouvoir aussi être en autonomie collective et à travailler ensemble.
[Enzo Bened] Pour moi, les enseignants, ils doivent faire des écodélégués une instance autonome avec une certaine flexibilité pour qu’ils puissent travailler en toute autonomie et pas qu’ils aient tout de suite les limites du financement ou les limites de la, de la logistique finalement qui encadre un projet. Et pour avoir testé ce modèle avec des CPE qui nous laissaient en autonomie dans nos réunions, donc on était seul, sans adulte, bien certain libérait la parole. Finalement, ils avaient plus confiance en eux pour, pour s’exprimer dans le cadre d’un projet. Et au-delà de ça, on a pu proposer des projets sans tout de suite avoir la limite : « Eh bien votre projet là il est trop cher ! Donc il sera infaisable ». Et le fait qu’on ait ces barrières qu’on trouve plus tard, eh bien ! En fait, finalement on trouve des solutions. Donc c’est un modèle assez intéressant que je pourrais conseiller aux enseignants, avec évidemment quand même un accompagnement pour la réservation des salles pour quand même la structuration même du projet. Mais c’est vrai que nous, on faisait plutôt une partie travail au sein de l’instance écodélégué et plutôt une partie logistique sur le financement et l’organisation du projet au sein du conseil des lycéens qui est lui encadré par des CPE et des membres de la direction. En évoquant tout le temps, systématiquement les ODD pour moi, quand, vu que ça englobe, on va dire, une multitude de secteurs, de thématiques, eh bien ! On a plus de chance aussi d’avoir des écodélégués intéressés et pour moi un écodélégué intéressé, c’est une écodélégué qui s’investit et qui, par la suite, peut avoir un engagement citoyen au-delà du milieu scolaire.


Dans la thématique « Éduquer à la transition écologique et sociale »
placeholder suggestion placeholder suggestionplaceholder suggestionplaceholder suggestionplaceholder suggestionplaceholder suggestion placeholder suggestion placeholder suggestionplaceholder suggestionplaceholder suggestionplaceholder suggestionplaceholder suggestion